Cette page, assez longue, a pour but de vous expliquer les rôles que jouent nos conscient et inconscient dans nos comportements et notre quotidien. Ils se complètent, et l’un ne va pas sans l’autre. Prenez le temps d’aller au bout, pour mieux comprendre, c’est une version simplifiée de ce qui se passe à l’intérieur.
Un réseau de 200 milliards de cellules régissent notre cerveau. Les neurones, connectés entre-eux par des milliers de synapses, échangent des signaux. Cette activité neuronale de nature électro-chimique (circulation d’ions) traite les informations mémorisées et reçues par nos capteurs sensoriels en vue de résoudre des problèmes. L’activité neuronale est permanente, la très grande majorité des traitements se réalise de façon automatique, elle est de l’ordre du réflexe comme pour l’homéostasie (régulation des fonctions vitales).
La conscience est l’activité neuronale hiérarchiquement la plus élevée qui est déclenchée lorsque les traitements automatiques ( dans l’inconscient) n’ont pas fourni une réponse adaptée à la résolution d’un problème. Par opposition les activités automatiques sont désignées comme inconscientes.
La conscience permet de traiter des problèmes, complexes ou nouveaux, sans solution en mode automatique ou inconsciente.
Le schéma comportemental est un type de modèle mental qui enregistre une suite chronologique d’actions pour traiter de manière répétitive et inconsciente des processus. Par exemple, pour suivre son chemin vers son domicile. Il assure la planification des tâches, il reste accessible à la conscience qui peut ponctuellement en modifier le déroulement, par exemple pour prendre une déviation suite à un bouchon. Le schéma comportemental est acquis volontairement ou non. Il libère de l’espace de travail qui peut donc être utilisé pour des tâches plus complexes.
Un schéma comportemental se grave en mémoire automatiquement, inconsciemment, répétition après répétition. Il est donc apprentissage.
Ainsi, tous nos automatismes ont été au préalable des processus conscients répétés plusieur fois jusqu’à devenir suffisamment automatiques pour être transférés vers l’inconscient.
Pour citer encore quelques exemples parlants, nous pouvons simplement nous référer à l’apprentissage de la langue, ou encore, à ceux qui consistent à manger en tenant des couverts, s’habiller, conduire. Toutes ces informations, que nous avons réussi à assimiler, étaient au départ conscientes, pour ensuite libérer de l’espace et être stocké dans notre inconscient.
Une fois l’espace libéré, nous pouvons nous concentrer sur autre chose, car la problématique de l’apprentissage, pouvant parfois être longue, peut s’avérer aussi difficile.
Cet apprentissage peut aussi créer des alertes et générer du stress. Un apprentissage qui, dès le départ provoque une souffrance émotionnelle, sera donc stocké dans l’inconscient comme étant un apprentissage douloureux. Il sera donc difficile d’orienter la personne vers quelque chose de plus positif, car un ancrage inconscient négatif se sera mis en place comme étant un signal d’alerte.
Par exemple, un collégien qui a déjà quelques difficultés dans l’apprentissage d’une équation, doit passer au tableau devant toute la classe pour effectuer son opération. Nous pouvons aussi ajouter quelques paramètres comme sa timidité, mais aussi un professeur grincheux qui ne prend pas de pincettes avec les élèves timides. Et un dernier paramètre serait l’ambiance générale d’une classe à tendance non empathique.
Que va t-il se passer? Plusieurs possibilités:
La première: l’enfant, va au tableau, avec grandes difficultés, car son inconscient l’a déjà alerté avec du stress sur le côté antipathique du professeur qui risquerait de le ridiculiser; sur le fait qu’il sait parfaitement qu’il ne saura pas faire son équation; mais en plus sur ses camarades qui ne manqueront pas l’occasion de se moquer « encore » une fois de lui. Alerte de stress émise en une fraction de seconde. Il n’y pense même pas, c’est la mémoire de son inconscient qui connait l’information, c’est donc pour cela que son stress est immédiatement déclenché. Un ancrage négatif est installé dans son inconscient. Cet ancrage négatif peut, avec les expériences futures si elles ne s’améliorent pas, devenir totalement handicapant dans cette matière. Son inconscient aura assimilé que les mathématiques vont de pair avec difficultés et moqueries. Aussi la probabilité pour que l’enfant timide ait une moyenne de 18/20 en mathématiques reste faible…
Aussi, si il est conforté dans sa prédiction inconsciente et que l’expérience s’avère être négative, en effet les mathématiques seront compliqués pour lui.
Mais d’autres possibilités, peuvent aussi survenir. Par exemple, cet ancrage négatif inconscient, et mis en place depuis un certain temps, pourrait s’orienter différemment: le collégien passe au tableau avec, bien entendu, un stress inconscient donc difficilement contrôlable, très important. Mais tout à coup, le professeur qui était censé être antipathique est aujourd’hui de bonne humeur et même patient. Il explique avec bienveillance l’équation qui semble poser des difficultés au collégien. Les autres camarades, prennent eux aussi conscience de leur propres difficultés et profitent attentivement des explications données. Aucune moquerie n’est émise, et le collégien retourne à sa place en ayant eu « enfin » l’explication qu’il l’a sorti de l’incompréhension. Il a pu passer au tableau, rester digne, et apprendre des choses. L’ancrage négatif, va pouvoir commencer à s’inverser tout doucement. Car une expérience nouvelle, positive, et émotionnellement forte, a été vécue. Le collégien sait qu’il sait, qu’il peut comprendre si on lui explique et qu’il est concentré. Il sait aussi maintenant qu’il n’est pas le seul en difficulté, et pour terminer, qu’il n’est pas systématiquement le sujet de moqueries.
Pour conforter le collégien dans un ancrage positif durable, il s’agirait qu’il ait pris conscience de la situation au moment où elle s’est produite. Et rapidement par la suite, que cet engouement qu’il a éprouvé, lui permette de s’investir réellement dans cette matière de façon à faire sauter les blocages qui l’empêchent de s’améliorer.
Un autre exemple, (je ferai plus court): Si nous prenons celui de « la voiture », ou plus précisément, de la conduite avec une voiture en bon état de fonctionnement Sans même nous en rendre compte, pour la plupart des personnes encore en activité, notre quotidien est géré par celle-ci. Comment savons nous d’avance qu’en une journée nous pourrons accomplir autant de tâches, à différents endroits? Accompagner les enfants à l’école, rejoindre son travail, aller prendre son repas du midi, retourner travailler, récupérer les enfants, peut-être faire quelques courses… Si nous y réfléchissons un peu de manière consciente, nous trouvons cela tout à fait « normal » car notre quotidien est géré de manière automatique. Cette partie est mémorisée dans notre inconscient, qui sait combien de temps il faudra pour aller de tel à tel endroit dès le matin lorsque nous nous réveillons pour commencer la journée. Car cette gestion de planning avec une voiture en bon état de marche est ancrée en nous.
Vous aurez donc compris, le mécanisme qui pourra s’enclencher si la voiture qui était censée fonctionner correctement tombe en panne lorsque vous essayez de la démarrer à 7h40 …. À ce moment c’est votre conscient qui va se mobiliser très rapidement pour trouver des solutions: passer des coups de téléphone pour prévenir du retard, voire de l’absence, appeler des amis, de la famille pour nous aider à emmener les enfants à l’école, ou se dire que non, ils n’iront pas, tant pis pour aujourd’hui. Contacter l’assurance, puis le dépanneur, (puis la banque s’il faut changer la voiture 😉 ). La conscience, est capable en quelques secondes ou minutes de classer les priorités, et de prendre des décisions importantes, le tout grandement aidé par les automatismes acquis et stockés dans le réservoir de l’inconscient (la parole, la marche, l’utilisation d’un smartphone etc…) et heureusement, car s’il fallait aussi gérer ces paramètres en pleine panique, autant retourner se coucher…! Mais… Cet inconscient a, à ce moment précis, mémorisé la panne de la voiture qu’il n’avait pas jusque là pris en compte. Ainsi, si la gestion de la panne de voiture a été une réussite, votre inconscient l’enregistrera comme tel, et sera peut-être un peu plus prévoyant à l’avenir, au niveau du timing, et vous permettra de gérer votre quotidien différemment en prenant plus de sécurité. Mais si la gestion a été une catastrophe, il l’enregistrera aussi comme telle, avec toutes les émotions de peur, de stress, peut-être de colère et d’angoisses qui l’accompagnent. Dans ce cas de figure, un ancrage négatif fort sera mémorisé dans votre inconscient. Et de nouveaux schémas prendront leur place. Des schémas qui pourront générer par exemple du stress quotidien, avec la peur qu’une autre panne survienne, des insomnies d’anticipation, des baisses de concentration, car cette journée affreuse revient sans cesse en tête. En ressassant les paroles désagréables du dépanneur, du garagiste, de l’employeur mécontent, des enfants qui pleurent….
Nous pouvons imaginer à l’infini différents scénarios sur cette voiture et, par analogie, sur les différents ancrages que pourrait mémoriser l’inconscient.
Pardonnez-moi, je n’ai pas du tout fait plus court mon second exemple…
Après avoir lu ces deux histoires, vous pouvez maintenant en comprendre un peu plus sur vos propres ancrages.
L’histoire du collégien, ou de la voiture peuvent s’appliquer à n’importe quelle situation. Nous avons un inconscient qui, par ses apprentissages, gère 90% de notre quotidien, et nous fait agir de telle ou telle manière. Nous pouvons donc inclure les aspects positifs, mais aussi les négatifs. Et, en général, ce seront les seconds qui nous pousseront à aller consulter un Hypno praticien, pour inverser cette tendance négative du moins, celle qui nous posera problème dans notre quotidien.
C’est pourquoi il est assez intéressant de créer rapidement de nouveaux ancrages positifs avec l’Hypnose, afin de modifier des comportements négatifs dans tous leurs aspects.

